15/06/2000

AGIR : SAGE LOIRET, schéma d'aménagement et de gestion des eaux du bassin du Loiret, un grand projet pour le Loiret qui, une fois n'est pas coutume, réuni tous les acteurs du bassin versant. À suivre...
(Bientôt en ligne)
RÉHABILITER : projet de création d'une frayére sur la Loire.
(Bientôt en ligne) TRANSMETTRE : emplois-jeunes : le Sandre Orlénais se lance dans la création de deux postes. Au programme : aménagements, sensibilisation, promotion de la pêche et apprentissage pour les jeunes et les moins jeunes.
   
   

 

 


schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux

UN ENJEU MAJEUR : l’alimentation en eau potable de l'agglomération orléanaise !

Constat : l'eau vivante est devenue rare. Peu de rivières en France coulent aussi limpide de leur source à leur confluence. La rivière, le Loiret, ne fait pas exception à cette règle. Dans un premier temps, son affluent principal, le Dhuy a été la cible d'aménagement hydro-agricoles de grande ampleur : la rectification des berges et l’abaissement d’un mètre du fond du lit à certains endroits ont favorisé les fuites d’eau vers le sous-sol.

Suite à ces amémagements, la culture intensive du maïs s’est très largement développé à l’amont du bassin versant, entra”nant d’importants prélévements d’eau et une baisse sensible de la qualité des eaux de la nappe. Ainsi, les affluents du Loiret drainent les eaux du Val chargées en nitrates, phosphates et pesticides. Cette rivière, autrefois exceptionnelle pour la qualité de ses eaux, est aujourd’hui classée dans les plus mauvaises catégories des critéres de qualité de l’Agence de l'eau Loire-Bretagne.

De plus, le Loiret est alimentée par les eaux de la Loire qui sont infiltrées dans le sous-sol karstique du Val. C’est de cette nappe qu’une grande partie de l’eau potable de l’agglomération orléanaise est tirée. Ainsi, l’eau du Loiret est aussi utilisée pour fabriquer l’eau potable d’Orléans. La ville prélève plus de 10 millions de m3 par an dans la nappe semi-captive localisée dans le val d’Orléans, entre la Loire et le Dhuy. LÔeau est en quantité suffisante pour répondre aux besoins mais la qualité est vulnérable. En effet, en 1994, deux des trois puits du Val (Gouffre et Theuriet) ont atteint une concentration en pesticide qui dépassait les teneurs maximales admissibles(0,5 mg/l). De plus, depuis les années 1960, les concentrations en nitrates augmentent de 2 mg par an.

 

ENJEUX / ACTIONS : travailler à la reconquête de la qualité des eaux du Loiret

Travailler à la reconquête de la qualité des eaux du Loiret, c’est également travailler à la préservation de la ressource en eau potable d’une grande partie de la population du département. À l’heure o les conflits autour de l’augmentation du prix de l’eau se multiplient , il convient, en amont, de mettre rapidement en place une politique cohérente de restauration des principales fonctions de ce bassins, ce qui détermine la bonne qualité des eaux.

Cette préservation de la qualité de l’eau sera l’enjeu majeur du futur schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux sur le Loiret. Elle passera par la poursuite de la mise en place des périmètres de protection des captages d’eau potable mais aussi par la lutte contre les pollutions diffuses d’origine agricole et urbaine sur l’ensemble du bassin versant. C’est dans ce cadre que l’A.P.S.L a la volonté de s’impliquer dans l’élaboration d’un S.A.G.E qui aura pour but de respecter au mieux les intérêts du Loiret.

 

LES PHASES D’ÉLABORATION D’UN S.A.G.E

Élaboré par le comité de bassin et approuvé par l’État, le S.D.A.G.E (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) fixe sur chacun des six grands bassins métropolitains les grandes orientations de préservation des milieux aquatiques.

Le S.D.A.G.E est le document de référence pour élaborer un S.A.G.E et pour aborder tous les thèmes concernant la gestion des eaux. L’établissement d’un S.A.G.E fait l’objet d’une procédure comportant trois phases :

1- la phase préliminaire au projet débouche sur des arrêtés préfectoraux qui fixent la délimitation du périmètre et la constitution de la Commission Locale de l’Eau.

2- la phase d’élaboration au projet (état des lieux, diagnostic, choix de la stratégie) débouche sur le S.A.G.E, élaborer par la C.L.E. et approuvé par le préfet.

3- la phase de mise en œuvre et de suivi du S.A.G.E (sensibilisation des acteurs, suivi des politiques d’aménagement préconisées par le S.A.G.E) qui, à l’aide d’un tableau de bord, permet à C.L.E un suivi permanent des actions et des résultats sur le lieux.

Composition de la Commission locale de l'Eau ( C.L.E) chargée d’établir le schéma dans la concentration la plus large. Elle est composée de trois colléges :

* élus des collectivités locales dont sera issu le président (50 %)

* représentants des usagers et des associations (25 %)

* représentants des services de l’État et des établissements publics (25 %)

La C.L.E. définira les axes de travail, recherchera des moyens et des financements et organisera le mise en œuvre de S.A.G.E

La Commission Locale de l’Eau du S.A.G.E Loiret est composée de 22 élus des collectivités locales, 11 représentants des usagers et associations (dont le Sandre orléanais) et 11 représentants des services de l’État. La C.L.E. a été officiellement installée par arrêté préfectoral le 26 octobre 1999. M. BOMBEREAU, adjoint au maire d’Olivet, a été élu président, M. RABOURDIN, président du Syndicat intercommunal du bassin du Loiret, premier vice-président et Mme DUPIEUX, adjointe à l’environnement à la mairie d’Orléans, seconde vice-présidente.